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Informations aux patients

6-026-01La plupart des psychothérapeutes et psychanalystes aiment et respectent leurs patients. Nos patients sont intelligents, instruits, décidés et s’intéressent à quelque chose dans la vie. Les autres ne viennent tout simplement pas. Les gens paresseux, stupides, méchants et infatués ne croient personne et ne croient pas les psychologues non plus. Mais nous pouvons aider ceux ayant une force d’esprit, aussi moindre qu’elle soit. Les psychologues pensent beaucoup à chaque patient, ont une forte envie que quelque chose s’arrange dans la vie d’une personne. Et c’est un grand plaisir de voir que cela fonctionne, que quelque chose commence à changer en mieux dans sa vie et lui-même commence à changer en mieux. Pour moi et les meilleurs de mes collègues c’est le but principal de notre travail.

 

Qu'est-ce que la psychologie?

Je vais essayer de répondre à des questions fréquemment posées et de commenter les principales fausses idées et les stéréotypes de notre profession:

11-11. Un bon ami ou une bonne amie, c’est mieux que n’importe quel psychologue.

Je ne voudrais pas confondre l’un avec l’autre. Un ami, une amie c’est très bien, mais au cours du travail psychologique se forme un espace psychothérapeutique unique où le patient est en sûreté, où lui seul est le centre de l'attention, où personne ne fera  irruption et ne le gênera, où on ne trompera pas et ne trahira pas, où vous pouvez dire tout ce qui vient à l’esprit et en détail, on discute pendant presque une heure des moindres détails de sa vie. Je ne suis pas sûr que l'on puisse trouver un tel ami qui sera complètement concentré sur vous de manière durable et non pas par hasard pendant une heure deux ou trois fois par semaine, qui ensuite ne rompra jamais l’amitié avec vous, ne divulguera rien à personne. Dans le bureau du psychologue et du psychothérapeute une personne se libère progressivement des contraintes en ce qui concerne le  "dire" et "sentir", exprimer ses sentiments, n’importe quels ... L’un des patients russes de Freud a déclaré sa pensée soudaine, presque le désir de crotter sur la tête du professeur respecté et commettre immédiatement un acte de sodomie avec lui. Et rien, le professeur n’a pas eu peur, il a continué la séance. Ce patient est arrivé  avec une plainte de constipation, il ne pouvait pas du tout aller aux toilettes et il était forcé de mener partout son valet de chambre spécial avec un lavement. Et Freud a travaillé de bonne foi avec ce patient, et non sans succès, contrairement à presque toutes les lumières européennes de l'époque.
L'exemple ci-dessus ne signifie pas que chacun doit commencer la psychanalyse par une confession circonstanciée, mais le thérapeute, le psychologue et le psychanalyste sont prêts à trouver une place à tous les mots et les sentiments, c’est justement une qualité professionnelle. Ce que nous disons dans le bureau d'un psychologue cesse d'être une déclaration responsable, les mots deviennent notre matériel, nous travaillons avec cela, cherchons, aidons à relier, mettre en ordre, mettre en place. Ne faisons pas chorus, n’apprécions pas, ne donnons pas des conseils, mais travaillons patiemment et minutieusement.

2. Comment est-il possible d’être sûr que le psychologue ne te nuira pas?

11-2Dans la pratique de la psychothérapie et de la psychanalyse les supervisions sont obligatoires. La supervision c’est lorsqu’un psychologue en travaillant avec les clients rapporte le progrès de la psychothérapie à un autre, plus expérimenté. Le travail de psychologue respectant ce principe est toujours sous son contrôle et va avec l'aide du collègue plus expérimenté. Les supervisions sont la partie intégrante de l’hygiène de la psychothérapie et de la psychanalyse,  ce format seul peut réellement contrôler la sécurité du processus pour le patient et le thérapeute. Mon superviseur: un membre de l'API KOROBENKO N.V. http://www.psy-alfa.ru/

3.Des psychologues utilisent hypocritement l’état grave des gens qui se sont adressés à eux pour qu’ils s’attachent à eux, les  faire venir sans fin, payer constamment, les patients des psychologues cessent de s’intéresser à quelque chose d’autre dans la vie, commencent à haïr des personnes proches, se renferment sur eux-mêmes, deviennent fous.
Le critère du travail réussi du psychothérapeute et psychanalyste est le retour du patient à une pleine vie, riche, vie normale de l’homme dans le monde des hommes. Parmi les psychologues qui ont vraiment passé dix-quinze ans en formation et en psychothérapie personnelle il reste peu d’hypocrites explicites, de fous et encore moins d’escrocs. Soyez prudent si vous avez affaire à un «génie autodidacte», «génie créateur d’enseignement original unique» et «génie de Dieu». Un psychologue qui a étudié consciencieusement, passant la supervision chez un des collègues plus expérimenté est la seule assurance que je connaisse contre les abus.

4.Il existe une opinion selon laquelle les psychologues n’ont pas besoin d’étudier, et les gens qui ont de fines qualités de sentimentales sont déjà d’excellents psychologues capables d’aider effectivement les personnes proches et les amis.

11-3Dans le monde il existe une organisation de psychanalystes qui a été créée par Sigmund Freud en 1908 - l'Association psychanalytique internationale (API). Pour en devenir membre effectif il faut non seulement obtenir un enseignement supérieur médical ou psychologique (4-5 ans), mais aussi passer quelques niveaux de l’enseignement complémentaire spécialisé (environ 3 ans). De plus, il est nécessaire d’effectuer une psychanalyse personnelle à ses frais (de trois à dix ans). De plus, il est nécessaire de travailler dans un hôpital psychiatrique pendant plusieurs années (au moins trois ans). Tout ce temps, le jeune collègue se trouve sous l’attention vigilante des collègues supérieurs, la décision sur son admission est collégiale et l’attitude est très critique. Seuls ceux constamment orienté vers le but choisi peuvent achever cette voie difficile et cela se passe rarement avant l’âge de quarante, quarante-cinq ans. La psychanalyse personnelle, la psychothérapie personnelle du psychologue lui-même est une partie très importante de sa qualification professionnelle. N’hésitez pas à demander au psychologue où il a étudié? Où et quelles fonctions a-t-il occupé? Combien d’années a-t-il lui-même consacré à l’analyse ou à la psychothérapie? Chez qui l’a-t-il passée? Combien de fois par semaine? En ce qui me concerne,  j’ai passé mon analyse chez Viktoriya Anatolievna Potapova (Membre de l'Association psychanalytique internationale (API, depuis 2001). Un membre associé de la Société Psychanalytique de Paris (depuis 2003), 3-4 fois par semaine pendant 7 années, environ 1.200 heures en tout... . Et j’ai étudié d'abord pendant 3 années à  l’Institut de psychologie et de psychanalyse par correspondance, juste après j’ai fait mes études à l'Université d'État de Moscou (faculté de psychologie, chaire de psychologie clinique). Parallèlement à mes études à l'Université d'État de Moscou j’ai suivi des séminaires de P.V.Katchalova (Membre de l'Association psychanalytique internationale (API, depuis 2001), psychanalyste de l'Institut de psychanalyse de Paris (depuis 2001)). de L.E.Komarova (membre de l'API), un cours de propédeutique de la psychanalyse auprès de l’Institut national de recherche de Serbski.

Il est plus ou moins clair pour tous pourquoi il faut étudier : c’est mieux quand votre thérapeute est au courant des idées scientifiques sur l'homme, la personnalité, la pensée, la psychopathologie, etc. La nécessite de l’analyse individuelle suscite un certain malentendu. Tout le monde s’estime être pourtant en bonne santé. Il en va ainsi  pour vivre, travailler, élever des enfants, probablement, oui – tout le monde est en bonne santé, mais pour être capable de conduire la psychothérapie de quelqu'un le degré de santé mentale personnelle doit être plus élevé, il est tout à fait nécessaire de se soigner encore un peu plus, quelques années, moi, je le répète , en sept ans...

Pourquoi vient-on chez nous?

6-1 Il est très difficile de s’adresser à un psychologue. Un million de raisons empêchent de le faire. La plupart des gens «en principe» ne sont pas contre et "en général" ils sont d'accord, dans  certains moments de la vie ils pensent même qu’ "il faudrait", parfois même prêts de se laisser persuader par des amies et des connaissances de prendre le téléphone et ils promettent de téléphoner, mais ... ne téléphonent pas.

On a jamais le temps de rien. Pas le temps de se promener avec les enfants, on les traîne de la section à la répétition, puis les devoirs pour le reste de la soirée... une fois par moins on arrive à parler tranquillement avec sa copine au téléphone, pas le temps de partir avec le mari (ou la femme) pour deux jours, et là, il faut d'aller au psychologue deux ou trois fois par semaine, et même payer pour cela ! Cela prend presque une demi-journée, et personne ne vous garantit le résultat! C’est-à-dire que si vous n'êtes pas satisfait du résultat, ce sera en plus de votre faute ! Est-ce que c’est normal ? Encore ça irait y aller trois fois, tout comprendre, puis travailler seul à l’aide de livres, mais ils exigent de venir pendant des années ! C’est-à-dire qu’il faut changer toute sa vie ! Et quoique tout le monde se plaigne de la vie,il est très difficile de la changer ... et la vie continue comme elle était.

Il arrive qu’après avoir trouvé le contact d’un psychologue la personne  ressent déjà un certain soulagement – puisqu’elle a fait quelque chose pour elle-même, elle a  déjà pris, pour ainsi dire, soin d’elle et c’est suffisant ... Les gens qui arrivent vraiment à nous sont  motivés et courageux. Et le temps qu'ils ont dépensé pour leur propre psychothérapie n’est pas  vain, il y a un retour par ce que l’on ne peut  acheter à aucun prix : des minutes d’un simple bonheur d’homme, des relations plus profondes, de véritables sentiments, la capacité de donner et de recevoir, voir au-delà du clinquant, pardonner, ne pas envier ... Qui déborde de cela aujourd’hui ? Montrez-moi cette personne!  

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6-3 On s’adresse souvent avec les enfants : «Je vais bien, seulement l’enfant ... après la liste va : ne dort pas, ne mange pas, parle mal, n’étudie pas, répond, est triste, ne s’intéresse à rien, ne nettoie pas sa chambre, a de mauvaises fréquentations ... ». Nous travaillons avec de tels cas aussi, mais essayons tout de même proposer à maman ou papa de venir aussi, mais il est rare que quelqu’un soit d'accord. Tous les parents qui viennent nous voir vont bien, seulement les enfants sont, on ne sait pourquoi, malades en masse…

Mon professeur : Pavel Valerievitsh Katchalov a dit qu’une mère ne pourrait enlaidir et mutiler son enfant quand elle-même sera heureuse. Et si l’homme veut avoir des enfants en bonne santé, il doit rendre leur mère heureuse. J’ose ajouter que l’homme en général est une créature très vivace et il faut encore essayer de le transformer en un psychopathe ou en dépressif, mais je suis complètement d'accord avec le principe.

Il y a beaucoup de patients avec des symptômes "corporels": ceux de l'asthme, de l'eczéma, du dos, de l'estomac, de la prostate ... et les médecins ont déjà examinés à plusieurs reprises, tous disent des choses différentes, certaines aident, mais tout finit par revenir, et dans les dix ou quinze années le patient se trouve chez nous. Ici rien n’arrive rapidement et facilement, mais il arrive que la place de la toux suffocante soit occupée par une colère étouffante, la culpabilité et la honte cessent de tourmenter les organes internes ayant commencé à tourmenter l’esprit. Certains seraient d’accord de revenir en arrière, mais c’est déjà impossible, il ne reste qu’à aller en avant...

On vient avec l’angoisse, la tristesse, avec de mauvaises pensées, mais ce  sont seulement les gens privés de la possibilité de chasser l’angoisse par une certaine tension nerveuse, un travail de forçat ou des actions militaires de toute sorte. Ceux qui sont peu nombreux,  sont les gens qui lisent, autocritiques, intelligents. D’abord tout est simple et bien avec eux, et puis quand le vrai travail commence, on s’approche de quelque chose de significatif, l’homme dirige tout son esprit, qu'il veuille ou non, pour protéger toutes ses craintes, tous les symptômes, les obsessions et toutes sortes d'horreurs...

Aussi on vient quand survient une épreuve telle qu’un divorce, la perte de quelqu'un ou de quelque chose de cher. Il est rare que quand dans une telle situation on puisse prendre le temps, mais si c’est possible, on aide la personne, au moins, à revenir à soi, à se calmer, à ne pas commettre des bêtises superflues. Certains restent après, la majorité s’en vont dans les deux ou trois mois quand l’état critique passe.

Comment la psychothérapie et la psychanalyse fonctionnent

13-1Presque tout le monde veut le comprendre. Les psychologues appellent cela «l'effet thérapeutique». Si vous voulez vous informer comment la psychothérapie scientifique fonctionne, demandez: «Grâce à quoi l’effet thérapeutique est-il atteint ?" Et préparez votre cerveau pour une conférence longue et pas très animée.

En s’intéressant à la psychologie nous devons comprendre qu'elle n'a rien de matériel, rien n’est mesuré par des appareils. Nous manipulons les métaphores. L'INCONSCIENT est l’une de nos principales métaphores. Tout le monde connaît ce mot, beaucoup sont d’accord que l'inconscient existe dans notre esprit, mais comment cela fonctionne-t-il : cette affaire n’est pas claire.

Freud a donné l’exemple suivant de la manifestation de l'inconscient dans les symptômes de la maladie: une patiente de son collègue, le docteur Breuer, Anna Oh, étant déjà dans un état second ajouta à tous les symptômes déjà existants le refus de boire. Ni peu ni beaucoup – elle ne but pas pendant quelques mois, apaisant un peu sa soif par des fruits. Tous les médecins s’étonnaient, tout le monde demandait pourquoi elle ne buvait pas, et elle, même dans les périodes de clarté  de la conscience ne pouvait rien expliquer de ce malheur.

13-2 Elle serait  donc probablement morte en peu de temps, mais elle avait encore la particularité suivante : chaque jour la jeune femme tombait dans un état semi-conscient, étrange et commença à raconter quelque chose de confus. Personne ne pensa même à écouter ce délire de la pauvre malade, mais Breuer, bien payé, se mit à lui parler patiemment. Il s’assit, écouta attentivement, pria de répéter, et un jour elle raconta qu’elle avait vu par hasard le chien de la gouvernante lapant de l'eau du verre de son père bien-aimé et que c’était si dégoûtant ... Le docteur la questionna encore, elle raconta encore comment tout cela avait eu l'air désagréable  ... et puis, elle se réveilla de son demi-sommeil, demanda à boire, et commença à boire - le symptôme le plus grave disparut ! Il disparut de lui-même sitôt après qu’ils en eurent parlé ! Le médecin s’anima et commença à lui parler encore plus consciencieusement, et les esprits fuligineux d'autres symptômes  révélèrent les uns après les autres, et après que la raison s’ouvrit le trouble disparut.

Nous considérons que le fait de parler, se sentir écouté et compris est curatif et puis il écoute ce que l’on lui dit en réponse. Se dire simplement la même chose à soi-même, n’aura aucun d’effet. Penser «à propos de soi» est également une bonne chose, mais pour un maintien, les véritables percées se produisent uniquement par la parole. Et encore la partie suivante de la phrase est très importante : "... il sentait qu’on l’écoutait". Il est curatif que le patient sente qu’on l’écoute sans arrière-pensée, sans jalousie, sans une excitation à l'utiliser ... Et pour être capable à être disposé COMME TEL, de manière sincère envers nos patients, nous, psychologues, effectuons notre psychanalyse personnelle pendant presque toute notre vie. C’est que c’est précisément l’inconscient qui doit nous entendre et interagir avec nous, l’inconscient du patient, et il est impossible de le tromper. Il est impossible de jeter de la poudre aux yeux de l’inconscient ! En travaillant avec les gens nous devons maintenir notre propre esprit serein.

Le phénomène de l’inconscient est bien illustré par le travail des hypnotiseurs. Comment les choses se portent aujourd’hui, je ne sais pas, je ne connais pas de travaux d'hypnotiseurs contemporains, mais à la fin du XIX siècle, il y avait un scientifique français, Charcot, nous le connaissons tous par l'expression "douche Charcot" et il  inventa vraiment cette douche. Mais plus que sa douche, il aimait l'hypnose ! Il rassemblait des salles de conférences pleines, faisait entrer n’importe qui dans un état d’hypnose et réalisa par exemple les choses suivants : inspira à une personne sous hypnose que son bras ne fonctionnait pas, la personne se réveilla et le bras du pauvre ne fonctionnait pas vraiment ! L’homme était terrifié ! Et de plus, Charcot demanda avec intérêt en public : «  Ne vous souvenez-vous pas pourquoi votre bras a cessé de bouger, tenez, moi par exemple, je n’y suis pour rien ? » Mais la pauvre personne soumise à l’expérience ne se souvenait de rien et n’avait même aucun soupçon, mais demanda seulement  plaintivement à monsieur le professeur de lui rendre l’usage normal de son bras. Charcot la fit énergiquement entrer en hypnose pour la deuxième fois, établit les circonstances... le bras fonctionnait déjà. Qui plus est, la personne sous hypnose lui parlait, répondait aux questions ... Le spectacle n’était probablement pas pour les nerveux, Charcot a eu de la chance de ne pas réaliser son hypnose au Moyen Âge ... Freud était stagiaire auprès de Charcot, mais il n’est pas devenu hypnotiseur, et a commencé à chercher d'autres pistes dans l'inconscient, ce qui devint la technique de la psychanalyse.

13-3Chacun a dans son inconscient beaucoup de choses mélangées, en particulier de l'enfance. Pourquoi généralement une certaine expérience tombe-t-elle dans l'inconscient? Très simplement, c’est une expérience que la conscience est impuissante à endurer, très désagréable, terrible, douloureuse - elle est supplantée, déplacée dans l'inconscient et de là elle commence son action destructrice. Dans l’ensemble, c’est la capacité de la mentalité extrêmement utile qui permet aux gens souffrant de troubles aigus ne pas devenir fous.

Nous, les adultes, pouvons aussi se représenter une telle peur pour être incapable d’en prendre conscience, et imaginez-vous un enfant de deux ou trois ans ou à peu de choses près ... En citant quelqu'un des classiques de la psychanalyse, je vais essayer de donner une petite illustration du monde de nos enfants:

Chaque adulte normal pèse environ 3-4 fois qu’un enfant de deux ans et mesure une fois et demi - deux fois plus que lui. Imaginez-vous pour un instant un être gros comme une maison de deux étages – c’est un éléphant et demi... et de tels géants gentils sont tout autour, vous vivez parmi eux, ils plaisantent parfois avec vous, rient bêtement qu’ils vous donnent des coups de cornes, vous mangent ... , parfois vous saisissent et renversent la tête en bas, par exemple, et aussi vous ne comprenez pas ce qu'ils disent, et parfois ce qu’ils veulent, mais quand vous ne comprenez pas, ils répètent toujours la même chose avec des têtes attendries patiemment et avec douceur, et parfois tombent en rage, leurs énormes physionomies se couvrent de grimaces haineuses, et ces hommes-éléphants gueulent tant sur vous en envoyant des postillons et menacent de représailles de toutes sortes, que, de crainte,  vous faites pipi dans vos culottes ! Et de plus, de temps en temps ils vous parlent d’une voix très flûtée mais cela a l’air suspect ... Vous dépendez totalement d'eux et perdre leur amour est presque la même chose que périr...

13-4 Mais ce n’est pas tout: il y a encore quelque chose que vous ne comprenez pas du tout, dont ces monstres eux-mêmes ont très peur... Après, imaginez vous-même, et il devient clair que chacun accumule pendant son enfance des impressions pour un bon cours de psychanalyse. Qu'est-ce qu’il faut faire avec cela ? Retirer - dire, se souvenir, sentir, attacher. C’est que le plus effrayant ogre Barmaleï qui a fait peur à l’enfant jusqu’à la pleine crise de nerfs, pour tout adulte est juste un jouet. Il faut seulement que cela se lie dans l'inconscient, que un instant la personne ait pleine conscience : "... Alors voilà pourquoi je dois me rassasier, c’est que maman m’a dit toute la vie qu’on n’aime que les enfants qui mangent bien! "

  Mais  "avoir pris conscience" ne signifie pas «avoir appris», nous savons toujours tout,  nous avons relu tous les livres, mais rien n’y fait. «Avoir pris conscience», c’est quand quelque chose claque dans l'inconscient et se remet en place, c’est un sentiment très agréable qui s’appelle INSIGHT. Je souhaite à chacun et à tous de l’éprouver!

Dans un travail réel cela n’est pas si simple, et de tous les effets thérapeutiques, celui-ci, cathartique (en grec catharsis signifie purification) est le plus simple et le plus compréhensible. Il y en a d'autres, peut-être cinq, mais je ne vais pas écrire à leur sujet pour deux raisons: en premier lieu, c’est très difficile, et en deuxième lieu, c’est mauvais pour les patients. Pourquoi mauvais ? De ce que chaque patient a la de RÉSISTANCE, comme celle de débander toute plaie, laver, appliquer des médicaments et de bander à nouveau, il y a la résistance de soigner ses blessures morales, et chaque patient mobilise toutes ses connaissances dans l'intérêt de cette RÉSISTANCE, alors plus le patient en sait  à propos de notre méthode, plus le soin est difficile et plus longtemps il doit venir.
  Le pire, c’est de soigner les psychologues, et si le patient ne sait rien du tout initialement, c’est tout à fait bien, il saura tout quand cela se passera vraiment en lui-même, il ne le saura pas théoriquement mais sentira et fera au mieux pour lui-même. Mais quand tu ne connais rien du tout sur quelque chose, l'anxiété est très forte, les gens n’endurent pas comme ça, et pour renforcer le sentiment de sécurité de nos clients il est nécessaire de chercher un compromis – expliquer quelque chose clairement et simplement. Je vais essayer de m’en tenir là.

Société Psychanalytique de Paris

Ceux qui parlent français et peuvent se permettre de consulter des psychanalystes ayant le statut, ayant passé toutes les étapes de la formation et travaillant depuis longtemps – voici le lien du site de la Société Psychanalytique de Paris.

Lien du site des psychanalystes de France

S’y trouve une recherche confortable par villes et il y a des psychanalystes dans de nombreuses villes. A Nice : cinq, à Cannes : deux, au Monaco : plusieurs, même à Menton il semble il y avoir un psychanalyste membre de la société de Paris.

14-1

Travail sur skype

14-2Le travail avec les patients sur Skype est une chose alléchante, mais pas indiscutable. Les avantages sont clairs pour tous : sans se rendre nulle part, assis chez soi, l’ambiance est confortable, et l'objet n’est que sur l'écran et non pas dans son vive apparence. Beaucoup plus calme. Plus calme et pour le patient et pour le psychothérapeute. Mais cela est en même temps le principal inconvénient. À travers l'ordinateur tout le «véritable » n’est pas tout à fait véritable, c'est-à-dire qu’il est véritable et ...  on peut simplement l’éteindre.

Encore dans la petite enfance nous apprenons à séparer le réel de l’irréel. Pour un bébé tout le monde est lui-même et lui-même est tout le monde, ou plutôt, comme les classiques de la psychanalyse disent, lui et le téton de sa mère à laquelle il s’est collé, c’est cela tout le monde. La découverte que le monde n’est pas toi et qu’il y a quelqu’un d’autre encore outre toi est douloureux, chaque personne l'accepte à travers la souffrance, le désenchantement, la tristesse et la dépression. La personne mature, apte à de réels plaisirs vivants doit fonctionner avec succès dans le monde réel.

14-3À quel point savons-nous voir le véritable ? Tous à des degrés divers ... La tentation de s’échapper dans la sphère des rêves, des fantasmes, des fictions demeure toujours, et nous nous laissons délicieusement influencer par cela de temps en temps. Et combien de chose nous imaginons-nous et qu’il faille peu de motifs réels pour que des suppositions incroyables fleurissent ... Il vaut mieux de ne pas aller trop loin avec cela. Dans notre vie il existe maintenant tant de choses virtuelles que la véritable objectivité de la vie s’efface, et avec cela les grandes personnes, matures, responsables cèdent la place à des gens un peu indulgents envers eux-mêmes. Pour un enfant, le petit ami, la petite amie c’est même intéressant, mais dans le rôle du père et de la mère, mari, femme cela prend la forme  de différentes difformités. Au cours du travail nous cherchons justement à traîner nos patients à la réalité du monde des rêves, en fonction de ses forces.

Mais la psychothérapie même est aussi un processus entre la réalité et l’imaginaire, dans le bureau d'un psychologue éventuellement se forme une telle ambiance où tout semble véritable, mais d'autre part, les mots y sont le matériel pour la réflexion, l'analyse, c’est que dans le bureau on peut parler de tout ... Si cela se passe sur Skype, dire quelque chose devient plus facile, mais le poids peut en être moins important. Il appert que nous, en travaillant sur Skype, nous déplaçons vers l'irréel, le monde virtuel. Comment cela passera n’est pas toujours clair. Pour certains patients qui n’endureraient pas « la présence vive » en générale, c’est une issue de rester en quelque sorte dans le processus, mais l'efficacité de la méthode, en théorie, ne peut pas ne pas diminuer. Et il faut déjà venir nous voir pendant quelques années... Alors si le  travail se fait sur Skype, alors combien d’années ? Dix, vingt ?

Mais peut-être n’est-ce pas si effrayant ... Dans la pratique personne ne sait pas, parce qu’il y a peu de rapports scientifiques sur cette forme pour le moment. Pour le moment on accepte en générale une formule prudente : Au moins une fois par semaine : au  bureau, et puis encore deux ou trois fois - sur Skype. Pourquoi comme ça ? Qui a compté ? Il n'y a pas de réponses. D’une manière générale, nous allons essayer!